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Mobilité verte Tarbes-Bagnères : et pourquoi pas jusqu’à La Mongie ?

Le 30 Oct. 2020

L’ambition, portée par Alain Ducourret, d’une voie ferrée reliant Tarbes-Bagnères avec des trams-trains munis de piles à combustible, prend une nouvelle dimension en visant plus loin…

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Depuis 2016, ce retraité de chez Alstom, qui affiche quarante ans de carrière dans le secteur ferroviaire, remue ciel et terre pour faire entendre ses réflexions, nourries de nombreux éléments soigneusement étudiés jusque sur le terrain.


Dans un courrier adressé dernièrement à la présidente de Région Occitanie, au préfet, député, président du Conseil départemental, de la Communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées et de la CCHB, ainsi qu’aux maires de Tarbes, Bagnères de Bigorre et Campan, il souligne ce qui lui est apparu comme une évidence au fil de son raisonnement : le projet de mobilité verte ne s’arrêterait plus à Bagnères, mais à la Mongie. Ce nouveau tracé se présenterait alors comme « une colonne vertébrale qui irrigue la vallée comme le fait l’Adour ».

Le minimum impératif serait un tram-train reliant Tarbes à Bagnères, avec remise en état de la voie déjà existante. « Il est nécessaire de débroussailler, et comme l’infrastructure semble globalement en bon état, les travaux de remise en service devraient être limités ».


Ce moyen de transport alternatif desservirait les pôles d’activités (industrie, commerce, université, thermalisme…) en entrant dans la ville au lieu de la contourner. Au plus près de la population locale, mais aussi des touristes, il désengorgerait le trafic et les problèmes de stationnement, et permettrait également de lutter contre la pollution atmosphérique et urbaine, tout en soulageant le budget dédié aux déplacements des familles.

L’urgence serait ensuite la liaison Artigues-La Mongie, qui semble peu difficile en raison d’un terrain dégagé et de la pente moyenne assez faible. Alain Ducourret préconise un train à crémaillère plutôt qu’un gros téléporté. La Mongie deviendrait ainsi une station verte sans voiture l’hiver.


Cette liaison ne pourrait se faire que grâce au lien indispensable Bagnères-Artigues, qui reste actuellement le chaînon manquant. Mais là aussi, l’ingénieur propose diverses solutions dont tous les paramètres clés ont été soigneusement étudiés. Y compris au niveau financier.

Tout cela nécessite bien entendu de la volonté, de la ténacité et des ambitions. À l’heure où plus que jamais le ferroviaire revient en force sur le devant de la scène, c’est donc un véritable appel qui est lancé aujourd’hui auprès des élus pour prendre le relais.

Non sans rappeler le riche passé ferroviaire de la vallée, qui fut un contributeur majeur à son développement, et qu’un tram-train à hydrogène serait une première mondiale. De quoi attirer les projecteurs sur la vallée précurseur…

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