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Face à une crise historique, Lourdes doit se réinventer

Le 10 Juil. 2020

La cité mariale, qui comptait 2 millions de nuitées par an, est quasiment à l’arrêt avec un impact majeur sur toute la Bigorre. Il lui faut d’urgence trouver une alternative au tourisme spirituel…

Ce lundi, un comité de pilotage sur le tourisme lourdais était organisé au Palais des congrès pour travailler, avec les professionnels et les partenaires, sur la feuille de route présentée par l’Etat et la Région Occitanie.


Le préfet des Hautes-Pyrénées, Brice Blondel, Jean-Louis Guilhaumon et Jean- Louis Cazaubon, vice-présidents de la Région, Jeanine Dubié, députée, Michel Pélieu, président du Département, et Thierry Lavit, maire de Lourdes, étaient mobilisés pour trouver des solutions urgentes.

L’enjeu est vital pour la cité mariale, deuxième ville hôtelière de France, après Paris, dont la plupart des établissements sont toujours fermés. Il l’est aussi pour le département très largement dépendant de l’apport des 3 millions de visiteurs annuels (dont un tiers de pèlerins). Il faut savoir que plus de 17% des emplois touristiques sont générés par l’activité du sanctuaire.


L’annulation des pèlerinages organisés jusqu’au mois d’août, et la probable limitation des groupes jusqu’à la fin de la saison compromettent gravement la survie de nombreuses entreprises locales. Selon le recteur Mgr Olivier Ribadeau Dumas, la perte pour le sanctuaire pourrait dépasser les 8 millions d’euros en 2020. Quant aux hôtels, ils estiment que le nombre de nuitées tombera à 250.000, contre 2 millions les années précédentes.

Même si le sanctuaire innove avec la création de pèlerinages virtuels, retransmis par TV Lourdes et sur les réseaux sociaux, cela ne fera pas venir les visiteurs.


Le comité de pilotage a élaboré plusieurs propositions pour éviter une catastrophe cette saison. Mais, il a décidé d’entamer une réflexion à moyen terme sur la transformation du modèle économique lourdais afin qu’il puisse devenir moins dépendant du tourisme spirituel. Il s’agit de trouver une alternative durable pour optimiser les infrastructures lourdaises et accueillir davantage de visiteurs en valorisant les atouts du territoire et de la montagne.

D’où la nécessité de faire évoluer l’image de la destination en lançant des investissements significatifs notamment pour renforcer l’attractivité du territoire et pour créer des évènements porteurs. Bien entendu, la priorité sera d’abord d’accompagner les acteurs de Lourdes et de la Bigorre pour traverser cette période sans dégâts irréversibles.

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