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Maison Aurian : l’excellence audacieuse de l’artisan liquoriste

Le 15 Jan. 2021

Dans le Gers, Florent Soulhol et sa compagne Isabella portent haut et fort les couleurs de l’emblématique entreprise familiale condomoise…

La Maison Aurian a vu le jour il y a cent quarante ans. À sa tête se sont succédé Marius, Jean, et Philippe. Chacun a su apporter sa pierre à l’édifice d’une entreprise familiale d’abord consacrée à l’Armagnac.


Sa notoriété se renforce encore plus dans les années 90, lorsque Philippe ajoute apéritifs et liqueurs, toujours élaborés de façon artisanale mais issus de recettes totalement novatrices.

Vin de liqueur et jus de fruits macérés dans l’alcool pour les apéritifs traditionnels, ceux-ci se déclinent dans une gamme aux saveurs de figues, truffes, châtaignes, noix, miel… que l’on retrouve pour certaines dans les vins apéritifs, également aux fruits rouges, fleur de sureau, poire et chocolat, sangria et piment…


Les liqueurs, fabriquées à base de macérations et infusions de fruits naturels, accompagnent aussi bien les cocktails que les desserts glacés : cerise noire, melon, violette, citron, lavande, sapin, Génépi ou Hysope…

En 2018, lorsque Philippe choisit de vendre son affaire – ses enfants ne souhaitant pas poursuivre l’aventure familiale -, les demandes affluent. Mais son choix se porte sur Florent Soulhol, à peine âgé de 24 ans. Diplômé de la Toulouse School of Economics, Florent, fils d’agriculteur lot-et-garonnais voisin du Gers, parle couramment anglais et japonais. Une aubaine pour conquérir le marché asiatique.


Un choix qu’il n’aura pas à regretter, car dès la première année, la part d’exportation vers la Russie, la Chine, le Canada, l’Italie et la Belgique augmente de 10%. Les médailles s’accumulent à l’International Wine & Spirit Competition, dont celle d’or pour la liqueur de Mûre et Armagnac.

Puis survient 2020 et son lot de périodes particulièrement critiques, où l’alcool est utilisé prioritairement pour la production de gels hydro-alcooliques. La Maison Aurian subit elle aussi la crise de plein fouet, sans rester les bras croisés pour autant.


Souhaitant redonner à Condom son image prestigieuse de grandes maisons de négoce en Armagnac, Florent et sa compagne Isabella en profitent pour déménager de la zone industrielle vers le centre-ville, aux anciens chais et tonnellerie situés avenue de la Gare.

Aux plus près des habitants et des touristes, ils souhaitent ouvrir leurs portes et proposent des circuits de découverte des différents processus de fabrication de liqueur et d’Armagnac, du chai de vieillissement et d’un alambic armagnacais.

Le couple, qui n’hésite pas à bousculer les habitudes, ajoute et revisite également quelques recettes, Isabella ajoutant un peu de sa fougue italienne à certaines liqueurs digestives flirtant avec les 40°. Il envisage également de créer sa propre brasserie, pour développer les bières aux noms évocateurs, qui viennent insuffler un vent d’humour frais et coquin dans la chaleur des étés…


Informations sur le site internet, cliquez ici

 

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