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CREATEURS ET PASSIONNES - Anne-Laure Arruabarrena et les Bohémiennes

Le 05 Juil. 2020

En misant sur le local et l’humain, la créatrice de bijoux a lancé sa propre marque en 2014. Aujourd’hui, celle-ci propose des articles pour habiller les femmes de la tête aux pieds…

Le concept les Bohémiennes se positionne à contre-courant des concepts actuels, qui nécessitent des implantations de premier ordre en hyper centre-ville ou dans des galeries marchandes.


« Nous nous positionnons sur les communes de moindre importance, en leur apportant un concept store attrayant permettant la revitalisation locale », expose Anne-Laure Arruabarrena.

À 35 ans, elle possède déjà une solide expérience dans le commerce grâce à son goût prononcé pour le contact humain. Après avoir travaillé dans un office du tourisme de la Côte Basque, cette native d’Ascain intègre ensuite le restaurant de son père, avec qui elle reprend un hôtel-restaurant en se chargeant de l’aspect commercial.


« Un projet professionnel qui a du sens »…

En 2014, Anne-Laure Arruabarrena décide de se lancer dans la mode en créant la marque Les Bohémiennes, pour vendre ses créations de bijoux à Ascain. « C’est mon village natal et je ne me voyais pas m’installer ailleurs. J’y suis bien, j’y connais tout le monde et j’ai pu développer mon réseau en partant justement de cette base-là, bien ancrée dans mon village ».

Sa marque a tout de suite attiré beaucoup de clientes et son local est rapidement devenu trop étroit. Vouant une vraie passion à la mode, Anne-Laure privilégie des petites marques à l’esprit confidentiel, très difficile à retrouver sur Internet. Pour offrir à ses clientes un choix plus important d’articles, la jeune femme s’appuie sur un fichier de 150 fournisseurs et créateurs.

La force de ce réseau réside ses relations étroites, que la jeune femme est parvenue à tisser avec ses collaborateurs. « J’ai décidé de compléter mon offre par des créations de copines. Tout d’abord des bijoux, puis des savons, des bougies et des vestes, et un jour, je suis devenue une vraie boutique », affirme-t-elle.


Une enseigne au style bien défini…

Les boutiques de la franchise sont très colorées, « nous sommes vraiment dans cet esprit, de longues robes toute l’année, de la couleur, des détails, des franges, des sequins, de petites fleurs, de pompons… », énumère Anne-Laure Arruabarrena. « Les Bohémiennes, c’est avant tout un état d’esprit ! », affirme la jeune femme.

Face aux centres commerciaux et à Internet, la marque basque fait ainsi figure de résistante : « Nous sommes très fiers d’être à contre-courant de ce qui est proposé actuellement », assure-t-elle. Ce magasin “nouvelle génération” propose un large choix d’articles de qualité à la pointe de la mode. « Dans nos boutiques on trouve de tout, on peut s’habiller de la tête aux pieds avec des articles bohèmes, gypsy et hippies chics », indique Anne-Laure Arruabarrena.

Du prêt-à-porter du 34 au 50 (blouse, top, pantalon, combinaison, tee-shirt, tunique, robe, poncho, short…), aux accessoires (bijoux, sacs, pochettes, déco murale, parfum, chaussures…), Les Bohémiennes proposent des nouveautés quasiment chaque semaine.


Une marque désormais franchisée…

Après 9 mois de travail intense, le projet de franchiser Les Bohémiennes est devenu réalité. Ce n’est pas tant un projet de boutique de prêt-à-porter qu’un réel projet global de revitalisation des petits villages en mal de commerces.

« Avec ce dispositif, nous souhaitons accompagner les personnes intéressées par la redynamisation de leur village, en leur apportant les clés de réussite », précise Anne-Laure Arruabarrena. Cette franchise a officiellement vu le jour avec l’ouverture d’une deuxième boutique, cette fois-ci basée à Saint Jean Pied de Port.


« Je voulais reproduire le schéma d’Ascain en trouvant une ville où il fait bon vivre, où l’on peut fidéliser une clientèle, où l’on vit de vraies relations, sans chichi… », indique Anne-Laure Arruabarrena. « Je vis comme je travaille, avec passion et intensité. Dans cette franchise, c’est justement la slow life que nous mettons en avant : un projet professionnel qui a du sens, qui peut se permettre de prendre le temps de renouer avec les plaisirs de la vente, du contact clientèle, qui n’a pas de pression financière », assure Anne-Laure Arruabarrena.

Après avoir ouvert la boutique de St Jean Pied de Port, la jeune commerçante basque a été contactée par deux communes lui demandant de s’installer chez eux afin de dynamiser leur centre-ville. C’est d’ailleurs l’objectif numéro un des Bohémiennes pour 2020.

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