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Créateurs et Passionnés

Sophie Villard et Ecowgaz

Depuis Ibos, la coopérative bigourdane met à disposition du biogaz local, en lien avec les unités de méthanisation, et privilégie l’économie circulaire autour du gaz naturel pour voitures...
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Ce réseau établi dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques s’inscrit pleinement dans la transition énergétique et dans la proximité. Il a donné naissance à une société coopérative regroupant les gestionnaires de station de gaz naturel pour véhicules (GNV) et les exploitants d’unité de méthanisation.
  • Un groupement de trois entreprises bigourdanes est à l’origine d’Ecowgaz : les transports Barcos, les agriculteurs producteurs de biométhane d’Agrogaz et le bureau d’études PICS.

    L’objectif étant de développer une filière de production avec des retombées sur le territoire et permettre l'accès au GNV à la fois pour les entreprises et les particuliers.

    « Le biogaz constitue une réelle opportunité pour notre territoire, car il favorise l’emploi et les compétences locales tout en répondant à un besoin de mobilité », souligne Sophie Villard, la fondatrice et gérante d’Ecowgaz.

    La première station Ecowgaz est née à Ibos en août 2018 et, depuis, trois autres sont en cours de construction : deux d’entre elles seront livrées cette année, et seront gérées par des sociétés locales. La coopérative se donne pour objectif de créer une cinquantaine de stations GNV d’ici 2025.

    Depuis fin 2019, Ecowgaz possède le statut de fournisseur de gaz auprès du Ministère de la Transition et des Solidarités, ce qui lui permet d’acheter du biogaz aux 150 à 200 agriculteurs de la coopérative pour ensuite le revendre aux stations GNV.

    L’électrique n’est pas la seule alternative…

    En utilisant du GNV, les émissions de CO2 sont réduites de 15%, sans parler des particules qui prennent une claque (90% en moins), tandis que le prix du gaz à la pompe est imbattable (un kilo de gaz = 1,18 euros). Enfin, le GNV permet d’atteindre de 10% à 50% de consommation en moins au 100 km en fonction du véhicule.

    « Il faut ajouter que les véhicules qui roulent au GNV possèdent la même autonomie que les voitures diesel ou essence, que leur entretien n’est pas plus cher et que les prix d’achat sont sensiblement les mêmes », précise Sophie Villard.

    L’autre gros point positif, c’est que le GNV est déjà disponible pour les poids lourds, les bus et des camions-bennes, contrairement à l’énergie électrique. « Rouler au GNV, c’est rouler moins cher, plus propre, en aidant les agriculteurs à valoriser leurs effluents, à améliorer leurs pratiques agronomiques et à trouver un revenu supplémentaire », résume la fondatrice d’Ecowgaz.

    Seul bémol : les constructeurs automobiles français préfèrent développer l'électrique que le biogaz. Pour aider au développement de la filière biogaz et GNV, Ecowgaz a mis en place en 2020 un groupement d’achat pour des véhicules neufs à prix négociés accessibles aux particuliers et aux entreprises. Plus d’une dizaine de véhicules ont déjà été achetés.

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