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La fin des glaciers dans les Pyrénées ?

Le 25 Oct. 2019

D’ici 2050, ils pourraient bien avoir complètement disparu du paysage. C’est ce que laissent penser les observations de l’association de glaciologie Moraine…

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Depuis sa création en 2001, cette association suit l’évolution des glaciers des Pyrénées françaises, afin de pouvoir porter ses observations à la connaissance du public, par des conférences, des sorties thématiques, des diffusions de documents…


Sa collaboration avec des glaciologues qui surveillent de la même manière le versant espagnol permet d’avoir ainsi une vision globale de la chaîne pyrénéenne. Car, bien que moins réputés que les glaciers des Alpes, ils sont présents sur neuf massifs.

Cinq sont situés côté français : Balaïtous, Vignemale, Munia, Perdiguère et Mont Valier. Trois, de plus haute altitude, pointent en Espagne : Enfer, Posets et Aneto. Celui de Gavarnie-Mont Perdu, quant à lui, est transfrontalier.


C’est ainsi que depuis dix-huit ans, le glaciologue Pierre René, accompagné de bénévoles de l’association, se rend régulièrement au glacier d’Ossoue, situé dans le massif du Vignemale, afin de le surveiller de très près. Un choix judicieux, puisqu’Henry Russell, célèbre pyrénéiste, avait déjà observé à la fin du 19e siècle que ce glacier, devenu emblématique, réagissait aux variations climatiques.

Malheureusement, le constat n’est pas franchement optimiste. Le cumul de neige hivernal, auquel on soustrait la fonte estivale, met en évidence une diminution de sa masse. Selon Pierre René, la moyenne d’eau annuelle perdue est d’environ 1,60 m.


Les observations menées sur les autres glaciers des Pyrénées démontrent également que la plupart disparaissent peu à peu, comme celui de la Brèche de Roland, de l’Aneto, ou encore celui du Seil de la Baque. D’autres cependant semblent mieux résister, grâce à leur situation, comme celui d’Arcouzan au mont Valier.


Pourtant, les précipitations restent stables depuis un siècle. Mais l’Observatoire pyrénéen des changements climatiques a relevé une hausse du thermomètre de 1,2° C depuis 1959. Malgré quelques périodes de stagnation de ces fronts glaciaires, leur fonte liée au réchauffement climatique ne cesse de progresser.


Le rapport de l’OPCC relève la disparition d’un peu plus de la moitié des glaciers pyrénéens, entre 1984 et 2016. Et, depuis 1850, leur superficie totale a diminué de 86%.

Une tendance qui semble s’accélérer ces dernières années, faisant craindre à Pierre René, à ce rythme-là, leur disparition totale d’ici 2050.

A suivre de près sur le site asso.moraine.free.fr

 

Un commentaire au sujet de cet article

  1. Un article récemment publié sur le réchauffement des Pyrénées me conforte dans ma théorie sur le réchauffement climatique. En effet ces dernières années, on constate une augmentation de l’activité volcanique, dont une soixantaine seraient en éruption cet année, sur plus de 1500 volcans actifs répertoriés sur les continents. Il en est de même avec les tremblements de terre dont le nombre aurait augmenté significativement depuis 2005 avec une magnitude supérieure à 6,5. Ces séismes sont aussi à l’origine des tsunamis.
    Tout ceci serait dû à mon avis, à une augmentation de la température interne de notre planète transmise par l’intermédiaire du magma depuis le noyau jusque sous les plaques terrestres et océaniques. Ceci activerait le déplacement des plaques (la dérives des continents) créant des éruptions volcaniques et des séismes. De même ce réchauffement augmenterait le gradient géothermique et réchaufferait la surface terrestre (comme observé pour les Pyrénées) favorisant ainsi la sécheresse (et les incendies) ainsi que les océans favorisant l’évaporation à l’origine des ouragans, des cyclones et des tempêtes avec des vents supérieurs 100 KM/H et des inondations importantes.
    Ainsi ce réchauffement de la chaleur interne de notre planète viendrait probablement s’ajouter à celui causé peut-être par les pollutions industrielles, mais de toute évidence l‘Homme ne peut rien faire pour l’arrêter. La seule chose que l’on peut espérer, c’est que ceci ne dure qu’un temps limité comme ceci a déjà été observé plusieurs fois au cours de l’histoire géologique de notre Planète Terre

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