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Talent d’ici – Le jeune chef Charles Coulombeau

Le 14 Fév. 2020

Formé chez Coussau à Magescq, chez Ibarboure à Guéthary et chez Guérard à Eugénie-les-Bains, il a reçu le prix international de cuisine d’auteur, anciennement prix Taittinger…

Réservé aux jeunes chefs professionnels, le concours se concentre maintenant sur un produit unique. Cette année, c’est la coquille Saint-Jacques qui a été mise à l’honneur par les 8 finalistes.


Même s’il serait d’origine normande, on peut bien dire que Charles Coulombeau, 27 ans, est d’abord un pur produit des cuisines basco-landaises. Après une expérience de commis pendant 4 mois au Relais de la Poste de Magescq, en 2010, il continue de grandir deux années durant à la Table des Frères Ibarboure, puis encore deux autres comme chef de partie aux Prés d’Eugénie, avant de filer en Bourgogne (Maison Lameloise), puis en Angleterre, où il a rejoint en 2016 le Gravetye Manor de Grinstead (une étoile au Michelin), établissement dont il devient officiellement le chef à l’été 2018.


C’est donc un cuisinier aussi jeune qu’expérimenté qui représentait l’Angleterre lors de la grande finale du fameux concours culinaire de la maison de champagne Taittinger, organisée le 28 janvier dernier au centre d’art et de danse parisien « L’Éléphant Paname ». Une finale qui aura mis aux prises 8 chefs sélectionnés sur dossier et triés sur le volet, venus d’autant de pays (France, Angleterre, Allemagne, Suède, Japon, Suisse, Belgique, Pays-Bas), et qui aura vu le Montois d’adoption devancer son homologue français Jérôme Jaeglé, chef du restaurant étoilé L’Alchémille, à Kaysersberg (68).


Sur les traces de Joël Robuchon…

Charles Coulombeau remporte ainsi un prestigieux prix, marchant notamment sur les traces de Joël Robuchon, lauréat en 1970, il y a tout juste 50 ans. De quoi étoffer encore un CV bien garni et nourrir quelques espoirs pour la suite d’une carrière déjà très riche. L’an dernier, le prix était revenu, pour la seconde fois de son histoire, à un Japonais, Kenichiro Sekiya, justement chef de l’Atelier Joël Robuchon de Tokyo.


Pour l’emporter, Charles Coulombeau a dû travailler la coquille Saint-Jacques, le produit mis à l’honneur pour cette 53ème édition, dans un format de concours remanié pour s’ouvrir aux saveurs du monde et donner plus de liberté aux cuisiniers, et ainsi rebaptisée « prix international de cuisine d’auteur », même si les candidats continuent de travailler des recettes imposées en amont de la finale.

À noter qu’il existe aussi un concours « Cooking Talent » (ex-Cordon Bleu) destiné aux amateurs et organisé par la même maison.


Le jury du concours professionnel est présidé depuis 2013 par Emmanuel Renaut, chef du restaurant triplement étoilé des « Flocons de sel », à Megève. Il avait succédé dans cette fonction à Gilles Goujon, autre chef triplement étoilé installé dans les Corbières. Ce qui suffit à donner une idée de l’exigence requise pour se distinguer lors de ce concours.

Emmanuel Renaut a remis son trophée au jeune chef en compagnie de Dominique Crenn, présidente d’honneur cette année et cheffe de l’Atelier Crenn, restaurant 3 étoiles à San Francisco.


Le célèbre prix culinaire récompense finalement un jeune chef qui a la tête sur les épaules (en témoigne sa petite vidéo de présentation au concours) et qui dit avoir soigneusement préparé son concours pendant son temps libre. Voilà ce que peuvent donner 6 années d’une formation basco-landaise bien remplie… Et le talent a fait le reste.

Un grand bravo !

Plus d’informations sur les site internet – cliquez ici

 

 

 



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