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Section Inside - CDF, une formation à double objectif

Le 15 Mar. 2019

Au cœur du Centre de Formation, parrainé par Total, partenaire majeur du club, Lucas Broto est le chef d’orchestre des multiples formations que les stagiaires doivent suivre en plus d’apprendre le métier de joueur…

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    Il tient ce rôle avec enthousiasme et discrétion. La porte de son bureau est ouverte en permanence pour écouter et conseiller les 30 jeunes espoirs qui font partie intégrante du Centre de formation de la Section pour la saison 2018/2019.


    Lucas Broto

    Ecoute et conseil, car l’objectif d’un joueur au Centre de Formation est double. D’une part, il doit préparer sportivement une carrière de joueur de rugby à haut niveau ; d’autre part, il doit suivre un cursus scolaire lui permettant d’obtenir un diplôme. Trente stagiaires avec trente profils différents sont ainsi accompagnés pour leur permettre d’évoluer vers un avenir professionnel après (ou pendant) leur carrière rugby.

    « C’est un métier passionnant, les problématiques sont multiples, il faut aider chacun à trouver sa voie, à prendre la bonne orientation et anticiper l’avenir avec le maximum de compétences possibles » précise Lucas Broto qui a en charge tout le suivi extra-sportif du Centre de formation.


    La politique du club est de ne pas brider le joueur dans le choix de sa formation mais plutôt de l’aider dans la démarche qu’il souhaite entreprendre. L’agglomération paloise propose un catalogue de formation suffisamment large pour que chacun puisse trouver son bonheur. « Aujourd’hui, les formations suivies par les stagiaires du CDF vont du CAP au BAC +4, dans des domaines aussi divers que la comptabilité, le commerce, l’industrie, l’histoire, les sciences du sport ou même le bâtiment. Cette dernière activité semble difficilement compatible avec les contraintes du sportif de haut niveau notamment en raison de la fatigue physique. Mais nous aménageons chaque parcours en accord avec l’école et le joueur pour leur permettre suivre leur double objectif ».


    Thomas Poulain

    Des exemples récents montrent que les portes ne sont fermées pour personne. Thomas Poulain (pilier droit, 18 ans), qui est en contrat d’apprentissage au sein de l’entreprise Gaston Peinture et membre du CDF, vient d’être sélectionné en équipe de France U18.

    De son côté, Nicolas Corato se rapproche chaque jour d’un long bail en équipe professionnelle (5 matchs de TOP 14 depuis le début de saison), tout en suivant un Bac Pro maçonnerie.

    Ce n’est que le début du chemin…


    Le double projet et les exigences du haut niveau…

    Cependant, l’évolution du rugby oblige les jeunes joueurs à adopter les réflexes du professionnalisme dès leur entrée au CDF en suivant une nutrition adaptée, des séances vidéos individuelles, des phases de repos, des soins… en plus de chaque séance d’entraînement terrain, de musculation en salle et des cours à l’école. Des semaines bien remplies pour les jambes et… la tête !

    « Dans un tel contexte, il est facile de décrocher pour les joueurs surtout qu’ils évoluent chaque jour dans leur passion première qu’est le rugby. Mais avec le recul, je me rends compte que chacun travaille à son rythme. Ils n’ont pas tous la même maturité, cela dépend aussi de l’entourage et de l’environnement familial. Il arrive même que des joueurs passés professionnels viennent me voir pour reprendre des études débutées lorsqu’ils étaient en Centre de Formation. »


    Antoine Hastoy – Photo Section / Romain Perchicot

    Certes, il est difficile de concilier études et sport de haut niveau, mais c’est loin d’être impossible. Antoine Hastoy suit un Bachelor spécialité Banque/Assurance à l’ESC Pau en parallèle de ses matchs, chaque week-end en Top 14. Thibault Daubagna et Bastien Pourailly s’en sont accommodés eux aussi lors de leurs années CDF pour sortir diplômés (respectivement Bac +2 et Bac +4), alors qu’ils évoluaient tous les samedis avec l’équipe professionnelle.

     


    Université de Pau et des Pays de l’Adour

    Actuellement, un tiers des pensionnaires du Centre de formation suit des études post bac, ce qui leur ouvre la porte de diplômes très intéressants pour leur avenir. « A ce sujet, il faut remercier l’Université et les différentes écoles qui font tout pour faciliter leur cursus, malgré les contraintes liées à leur métier de joueur de rugby, avec des aménagements d’horaires ou un étalement des années d’études. Tout cela exige un suivi personnalisé constant ».


    L’apport efficace de l’IFSB et des partenaires…

    Lancé par les 4 principaux clubs professionnels du territoire, la Section Paloise Pyrénées Rugby, l’Elan Béarnais, le Pau FC et le Billère Handball, l’Institut de Formation du Sport Béarnais (IFSB) est une réussite. Aussi, tout sera fait pour le pérenniser et le développer. Son but est que joueurs stagiaires et professionnels de ces clubs soient parties prenantes des parcours offerts par la structure.

    Un tiers des jeunes est actuellement intégré dans l’IFSB avec trois voies proposées pour le moment. Apprentissage du français pour les joueurs d’origine étrangère, Brevet Professionnel Jeunesse, Education Populaire et Sport (BPJEPS) pour devenir éducateur sportif ; et des outils pour entreprendre (gestion, bureautique, comptabilité, commercial…).


    Total, Centre de recherche Jean-Feger à Pau

    Tout cela est rendu possible grâce au parrain du Centre de formation, Total, qui apporte un soutien important et de nombreuses aides matérielles. Mais aussi grâce aux autres partenaires du club qui accueillent les jeunes lors des périodes de stages prévues dans le cadre de leurs études.

     


    Thomas Poulain en Crabos

    « C’est un métier très vivant. Il faut être toujours disponible pour adapter les emplois du temps, en jonglant notamment avec les matchs, les déplacements, au niveau des Crabos, des Espoirs ou de l’équipe Pro. Il faut également pouvoir anticiper des départs en sélection nationale, souvent pour de longues durées. Le lien avec le staff sportif, les préparateurs physiques voire le médical doit être permanent toujours dans l’intérêt du joueur. Encore une fois, il faut remercier les différents établissements scolaires et les partenaires qui sont particulièrement réceptifs pour permettre aux jeunes de concilier ces deux vies parallèles » conclut Lucas Broto.

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