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INNOVATION - Sophia Genetics champion des génomes humains

Le 09 Oct. 2020

La pépite fondée par le Bayonnais Jurgi Camblong, implantée à Bidart, accélère sur les marchés hospitalier, clinique et pharmaceutique en levant 110 millions de dollars…

Lancée à Saint-Sulpice (Suisse) en 2011 par le Bayonnais Jurgi Camblong et les Suisses Pierre Hutter et Lars Steinmetz, Sophia Genetics s’appuie sur l’intelligence artificielle.


Elle propose aux hôpitaux une solution d’analyse et de partage de données génétiques des patients. Le but : optimiser le diagnostic et la prise en charge des malades.

La plateforme de l’entreprise, qui s’appuie sur des « techniques telles que l’inférence statistique, la reconnaissance de formes et l’apprentissage automatique », aurait déjà analysé quelque 600.000 profils génomiques.


Pour poser un peu les choses, on peut souligner qu’en 2017, le MIT avait classé l’entreprise parmi les 50 sociétés les plus intelligentes au monde, devant des groupes comme Tesla, IBM, General Electric ou Alibaba.

Son dernier gros tour de table remontait à janvier 2019 : 77 millions de dollars avaient été levés. Cette fois-ci, ce sera donc 110 millions. L’opération était menée par le fonds de capital-risque israélien aMoon et Hitachi Ventures, filiale du célèbre groupe japonais.


Grandir sur les marchés américain et asiatique…

« La société a également reçu la confiance d’institutions financières de premier ordre, le Crédit Suisse et le groupe Pictet. Les investisseurs existants Swisscom Ventures, Endeavour Vision, Generation Investment Management, Alychlo et Eurazeo Growth ont participé au cycle, ainsi que les nouveaux venus ACE & Company et Famille C Invest », explique Sophia Genetics, qui précise en outre que Didier Hirsch, ancien directeur financier d’Agilent, « a rejoint le conseil d’administration de la société et présidera son comité d’audit ».


Avec cette nouvelle montée en puissance, les fonds de Sophia Genetics, presque doublés, atteignent désormais les 250 millions de dollars. Mais une introduction en bourse n’est toujours pas exclue dans le futur. « Le nouveau cycle de financement renforcera la pénétration de la société sur les marchés américain et asiatique. Les profits seront également consacrés à l’augmentation des capacités multimodales de la plateforme et à son adoption par les établissements de santé du monde entier », annonce l’entreprise, qui souhaite manifestement passer à la vitesse supérieure dans un secteur en forte croissance.

Elle prévoirait déjà de recruter 75 salariés supplémentaires, lesquels s’ajouteront aux 350 qu’elle compte déjà. Opérant dans 85 pays, la société travaillerait avec plus d’un millier d’établissements de soins, qui représenteraient entre le tiers et la moitié des hôpitaux aujourd’hui capables de produire des données génomiques.


C’est dire l’importance prise en seulement 9 ans par cette pépite de l’information médicale, sur la plateforme de laquelle 17.000 nouveaux profils seraient enregistrés chaque mois. « Depuis notre création, nous savions que tirer parti d’un large éventail de modalités de données alimentées par des technologies de pointe était essentiel pour fournir durablement de meilleurs résultats à la communauté mondiale de la santé », a commenté Jurgi Camblong.

On rappelle qu’au surplus de ses bases helvètes, Sophia Genetics dispose d’une antenne à Boston et, depuis 2018, d’un centre R&D à Bidart, sur la Technopole Izarbel, où une dizaine de recrutements semblent avoir été lancés courant septembre. Pour les experts en données qui voudraient prendre un beau train en marche…

Plus d’informations sur le site internet, cliquez ici

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