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CHAUD DEVANT !Rassemblement du monde taurin à Mont de Marsan

Il devrait y avoir beaucoup de monde ce samedi 19 novembre au Plumaçon pour manifester « en faveur de la liberté culturelle », à l’appel de plusieurs organisations.
CHAUD DEVANT ! - Rassemblement du monde taurin à Mont de Marsan

À l'initiative de nombreux aficionados soutenus par la mairie de Mont de Marsan, l'Union des Villes Taurines de France, l'Observatoire National des Cultures Taurines, Esprit du Sud 40, la Fédération des Sociétés Taurines de France, l'Union des Clubs Taurins de France, les clubs taurins et la Commission taurine extra-municipale de Mont de Marsan, une motion en faveur de la liberté culturelle sera remise simultanément dans une dizaine de préfectures et sous-préfectures des départements taurins le samedi 19 novembre.

Cette motion a pour objet d'interpeller le Gouvernement et la représentation nationale sur le danger de la proposition de loi Caron qui vise à interdire la corrida. « La proposition de loi Caron serait en réalité l'abolition de la liberté culturelle et une atteinte intolérable au droit et à la différenciation des collectivités ainsi qu'à leur identité. »

Il ne s'agit pas d'une manifestation massive classique, mais bien d'un rassemblement du monde taurin montois et du Marsan au sens large pour former une délégation qui cheminera de la place de la Mairie, à partir de 11h, vers la Préfecture pour remettre cette motion en mains propres aux représentants de l'État.

Pour les manifestants, « la tauromachie est une culture ancestrale enracinée dans les régions du Sud. Interdire la corrida équivaudrait à abolir leur liberté culturelle et à priver ces territoires de leur identité. L’interdiction des corridas équivaudrait à interdire la profession de torero inscrite au répertoire des métiers en 1936 par le Front Populaire et bénéficiant du statut d’artiste intermittent depuis 1977, ainsi que celle d’éleveur dont le rôle est primordial dans la conservation d’écosystèmes fragiles, ainsi que dans la préservation d’une biodiversité très riche ».

Ils soulignent que le taureau de combat n’est pas un animal de compagnie. « Préservé de la domestication grâce à des tauromachies parfois millénaires, il est la seule race bovine à avoir conservé le caractère sauvage de son ancêtre l’aurochs. Son agressivité naturelle est le fait générateur de toutes les tauromachies ».

« Le taureau de combat n'éprouve que très peu de douleur. Il possède une spécificité endocrinienne, sorte de « bouclier hormonal » qui le singularise des autres espèces : il possède plus de cellules productrices d'hormones, et tout particulièrement de béta-endorphine, laquelle provoque une réponse analgésique au stress et à la douleur. Le taureau en produit sept fois plus que n'importe quel animal et dix fois plus qu'un être humain. Son organisme secrète aussi d’importantes quantités de sérotonine, substance neurochimique synthétisée dans le cerveau qui accentue son caractère naturellement agressif. Si tel n’était pas le cas il fuirait le combat et la corrida n’existerait pas. A contrario, sans les corridas, cette race unique disparaîtrait ».


« Dans les élevages, à peine 7% des animaux sont destinés aux arènes et certaines reproductrices vivent en liberté jusqu’à l’âge de 22 ans, privilège inconnu pour les autres races bovines. Moins de 1000 taureaux sont combattus chaque année dans les arènes françaises, quantité dérisoire au regard des 3.000.000 d’animaux destinés quotidiennement à l’abattoir ».


« La corrida est un art vivant en constante évolution dont la finalité est d’élever la fureur du combat vers une dimension esthétique dans un cadre éthique très strict pour respecter le taureau. Elle est une métaphore du passage de l’état de nature à celui de culture. Sa complexité provient du fait que le réel y est codé dans un rite ».


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