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Initiatives RSE

INITIATIVES RSEEnedis Pyrénées Landes, la fierté de s’engager

La direction régionale, qui emploie 830 personnes localement, développe une approche responsable très innovante. Rencontre avec Céline Vautrelle…
Crédit photo La semaine des Pyrénees
Cette délégation régionale, dont le siège est à Pau, rayonne sur les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et les Landes, avec 23 sites et plus de 900.000 clients ; elle gère 48 847 km de lignes électriques (dont 60% enfouies sous terre). Elle constitue l’une des plus importantes entreprises du bassin de l’Adour et veut se montrer exemplaire.

Vous mettez clairement en avant votre responsabilité sociétale. Pourquoi ?

Céline Vautrelle – Nous avons constaté une attente très forte aussi bien en interne que de la part des jeunes en phase de recrutement. Dans un contexte de marché du travail tendu, nous devons répondre aux questions croissantes sur les engagements de l’entreprise pour contribuer à un monde plus juste, plus respectueux. De la part de nos collaborateurs, l’attente est également très forte, accentuée peut-être par la notion de service public qui encadre nos activités, et par notre ancrage territorial. Et on comprend dans le cadre de vie exceptionnel qui est le nôtre localement, que nos salariés soient particulièrement sensibles à sa défense.

La transition énergétique est une priorité ?

C. V. – Oui. Notre cœur d’activité est effectivement lié à la transition énergétique mais aussi écologique. Par le raccordement des foyers, par l’intégration des énergies renouvelables, en aidant les clients à optimiser leur consommation, à auto-consommer, ou en nous positionnant au cœur de la mobilité électrique. L’électrification des usages est un défi majeur que nous voulons relever chaque jour. C’est une composante essentielle de notre responsabilité sociétale.

Quelle place pour la RSE dans votre action ?

C. V. – La responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) est naturellement dans notre feuille de route, dans la continuité de notre mission dans la transition énergétique et écologique. Nous voulons œuvrer pour présenter un impact positif pour la planète, pour les territoires et, bien entendu, pour les femmes et les hommes. Pour nous, la RSE n’est ni un affichage ni une mode. C’est un vécu quotidien en interne et en externe. Un tournant important a été pris en 2020 avec le Projet Industriel et Humain 2020-2025, comprenant 6 dimensions dont, pour la première fois la RSE comme axe majeur. Avec aussi une grande ambition au niveau de l’empreinte carbone : une neutralité en 2050, et une baisse de 20% dès 2025.

Votre approche de la RSE ?

C. V. – Enedis a voulu construire le Projet Industriel et Humain de manière collaborative en associant ses salariés et ses clients. Localement, nous nous sommes appuyés sur des salariés pour identifier et préciser les actions à mener ; mais aussi pour bâtir un tronc commun pour toutes les équipes. Et la RSE est arrivée largement en tête chez nos collaborateurs. C’est ce qui les motivait le plus, beaucoup d’actions ont été proposées, en particulier sur les enjeux environnementaux.

Comment tout cela s’est-il organisé ?

C. V. - À partir de toutes les idées collectées auprès des salariés, la feuille de route a été structurée en tout début d’année. Actuellement, nous sommes en mode pilotage, avec un point régulier sur ce qui marche et ce qui doit être adapté. Et un retour auprès des salariés.

Quelques mots sur des initiatives internes ?

C. V. – Le déploiement de la « Fresque du climat » est emblématique. La mobilisation de nos collaborateurs a été spontanée et de grande ampleur. Douze d’entre eux se sont portés volontaires pour devenir « fresqueurs », et ont bénéficié d’une formation en vue de sensibiliser leurs collègues aux enjeux climatiques et de les engager à passer à l’action à titre individuel et au sein de l’entreprise. Plus de 500 salariés d’Enedis en Pyrénées Landes en ont profité ! Nous avons aussi créé un groupe miroir, avec des salariés tirés au sort, pour interroger notre feuille de route. Tous les 3 mois, ils peuvent donner leur avis, exprimer leur vision sur les actions, faire des propositions pour avancer, adapter… Cela permet aussi de vérifier que le projet pour l’entreprise correspond à la manière dont ils l’imaginent.

Et en externe ?

C. V. – Nous avons, sur le même principe que le groupe miroir, proposé à des acteurs du territoire (responsables associatifs, chercheurs, entrepreneurs…) de rejoindre un « Conseil des Parties Prenantes » externe. Des personnes avec lesquelles Enedis n’a pas de relation directe et formelle. Ils sont une vingtaine, de secteurs d’activité différents, qui apportent un regard extérieur sur ce qu’on fait, et contribuent à enrichir notre projet. Lors de la première réunion en septembre 2021, le premier thème de travail qui s’est imposé est… la RSE ! Notre prochaine réunion portera sur nos relations avec les acteurs de l’éducation et de la recherche. Outre l’effet miroir, avec ce groupe nous sommes challengés et nous profitons d’un regard différent, très constructif.

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