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Entreprise d’ici – Le Landais Galvasteel s'affiche

Concepteur et fabricant de mobilier urbain et de supports d’affichage, la société saint-martinoise s’est signalée l’an dernier en rachetant le belge Open…
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Après cette acquisition bien digérée, qui lui a aussi ouvert des portes à l’export, elle est enfin armée pour partir à la conquête de l’Europe… et du monde ! Elle prévoit d’inaugurer un nouveau site de production d’ici 2020.
  • L’entreprise belge Open, ex-filiale de l’américain Daktronics (spécialiste des afficheurs LED, coté au Nasdaq), disposait du savoir-faire dont rêvait Galvasteel dans les mécanismes déroulants. Jusqu’à son rachat, survenu il y a tout juste un an, la société basée à Saint-Martin-de-Seignanx intégrait à ses panneaux le système motorisé d’un sous-traitant, se limitant à la fabrication de leur structure, c’est-à-dire des poteaux, de la tôlerie et des cadres en acier.

    Ce système déroulant représentait la moitié du coût de revient des panneaux. Désormais, après avoir rapatrié ce savoir-faire dans les Landes, Galvasteel est en mesure de produire un panneau publicitaire déroulant à 100 % français.

    Fin août, le spécialiste du mobilier urbain annonçait déjà avoir franchi le cap des 1.000 systèmes déroulants produits sur ses terres. Le système d’Open, hautement technologique et connecté, renforce en outre le positionnement haut de gamme de Galvasteel : sa carte-mère permet, à distance, de paramétrer l’affichage et de détecter 300 types de pannes. L’entreprise peut aujourd’hui garantir au client ou à l’annonceur une continuité de fonctionnement maximale.

    Gagner du terrain à l’international…

    Au-delà, le rachat d’Open a mécaniquement fait grimper les revenus de Gavasteel d’environ deux millions d’euros. À périmètre constant, le chiffre d’affaires de la société se serait établi en 2017 autour de 3,8 millions. Avec cette opération, qui a aussitôt été suivie d’une demi-douzaine de recrutements, le nombre d’employés à en outre doublé. Ils sont actuellement 35. Enfin et surtout, la visibilité internationale de Gavasteel a également profité de l’acquisition, puisque l’entreprise belge opérait pour des clients répartis dans 20 pays différents.

    Sur ces nouvelles bases, Gavasteel peut donc œuvrer à son développement à l’international, alors que le marché français tend à légèrement se rétrécir, tant en volume d’activité qu’en nombre d’acteurs s’y trouvant en concurrence. Cela avait jusqu’ici permis à l’entreprise de grignoter des parts de marché, mais ne pouvait constituer un vrai relais de croissance.

    Demain, le numérique ?

    Aujourd’hui, l’expansion semble d’abord passer par l’Allemagne, un marché assez comparable au nôtre, où Gavasteel travaille déjà pour Ströer, concurrent de JC Decaux et champion local du « out-of-home media ». Mais les dirigeants de Gavasteel ne s’interdisent rien. La Scandinavie, la Suisse et le Moyen-Orient seraient également des marchés porteurs où l’entreprise pourrait valoriser son savoir-faire, cultivé dans les Landes depuis bientôt 30 ans. Le dirigeant Thierry Chagneau a évoqué un objectif de 50 % du chiffre d’affaires réalisé à l’export d’ici 2020, contre 30 % actuellement.

    Pour nourrir ces ambitions clairement affichées, on notera que Gavasteel est en train de plancher sur la construction d’une nouvelle usine et de nouveaux bureaux. Lancement de leur exploitation programmée en 2020. Enfin, l’expert en mobilier urbain peut aussi compter sur une certaine assise financière : la société est la propriété d’une holding éponyme comptant 4 autres entités commerciales établies dans la région et réalisant un total de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle devrait donc pouvoir investir en R&D, notamment dans l’affichage numérique.

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