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Coup de coeur - Olivier Jammes et Beer Up

Le 12 Fév. 2019

Avec le soutien actif de Pulséo à Dax, il a mis au point un concept de tireuse à bière révolutionnaire qui est en train de conquérir les pros de la mousse…

A 44 ans, Olivier Jammes est à la tête d’une start-up très prometteuse. Son procédé breveté permet un remplissage automatique des verres de bière par leur base. Plus rapide et plus rentable, le système séduit les professionnels, mais aussi les particuliers.


« Tout a démarré en 2015, avec une bande de copains. Nous nous amusions à percer le fond des gobelets dans mon garage, jusqu’à trouver une astuce permettant un remplissage du verre en un mouvement circulaire au travers d’une valve » se réjouit Olivier Jammes.

Ce dernier, qui avait un peu de temps devant lui, a foncé dans le projet, se rapprochant de professionnels de la plasturgie, comme la société Caulonque à Soustons, dirigée par Philippe Vignacq, et de Pulséo à Dax. « Caulonque nous a beaucoup aidé pour la conception et la réalisation des plans techniques, tandis que la pépinière dacquoise nous a permis de faire des impressions 3D pour les prototypes » ajoute le chef d’entreprise.


« La principale difficulté se situait au niveau de l’étanchéité de la valve de remplissage au fond du gobelet. D’autant plus qu’il s’agissait de créer un système performant pour des verres réutilisables, et cela à un coût raisonnable. Nous avons mis au point une membrane en silicone très efficace et qui peut être utilisée plusieurs centaines de fois. Un vrai challenge ! » se réjouit Olivier Jammes.


« Pulséo nous a bien aidé pour finaliser la machine par l’intermédiaire de son Fab Lab, mais aussi en mettant à notre disposition des bureaux pour travailler dans de bonnes conditions, ainsi que pour recevoir no fournisseurs et nos clients ». Beer Up a également pu bénéficier du réseau de la pépinière pour multiplier les contacts, mais aussi des manifestations organisées dans le Grand Dax pour présenter cette innovation. « Nous avons pu réaliser des vidéos dans des conditions idéales, et cette visibilité nous a beaucoup aidé pour obtenir des financements de la Région et de la BPI, notamment ».

On mesure là l’importance des investissements réalisés par les collectivités territoriales pour favoriser l’émergence de strat-up, mais aussi pour les accompagner efficacement pendant leurs premières années d’existence.

La commercialisation a commencé il y a deux ans, avec deux activités : la vente de ces tireuses à bière nouvelle génération, et la distribution de gobelets personnalisés à travers la société Drink-Up, présidée par Olivier Jammes.


« Nous avons développé une gamme de machines, allant de la petite tireuse pouvant rentrer dans le coffre d’une voiture, jusqu’à des appareils plus importants permettant de servir 2.000 à 3.000 litres de bière par soirée. Sur ces derniers, chaque serveur peut utiliser 6 à 10 buses, un véritable DJ de la bière. Avec Beer up, on fait évoluer les mentalités et le mode de service » insiste Olivier Jammes.

Ce dernier peut se vanter d’avoir déjà convaincu des partenaires importants comme les Zéniths de Pau et de Lille, la Section Paloise, des grandes brasseries lilloises ainsi que des associations ou des clubs sportifs. La société landaise a déjà vendu 400 machines sur le territoire et un demi million de gobelets. « Ces premières références vont beaucoup nous aider à accélérer la commercialisation. Nous avons également développé un partenariat avec Pernod-Ricard pour la fabrication de machines spéciales avec des dispenseurs à cocktails ».


Un autre projet important est dans les tuyaux pour le début de l’année prochaine : la construction de petites machines dédiées aux particuliers. « Nous sommes très sollicités et nous comptons beaucoup sur ces nouveaux marchés » conclut Olivier Jammes tout en soulignant les atouts de son entreprise : « la facilité de service, la perte de bière quasi nulle et une démarche qui pousse à l’écologie avec des gobelets réutilisables ».

Informations sur le site internet de Beer Up – cliquez ici

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4 commentaires au sujet de cet article

  1. Si il a l’idee d’entrer en contact avec une brasserie Allemande de Munich , alors la je penses qu’il devrat s’armer de main d’oeuvre , car la-bas il se consomme des millions de litres par an et notamment la fete de la biere ! …

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