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À Léon, la seconde vie du studio du manoir

Le 11 Jan. 2020

Depuis sa réouverture il y a 5 ans, le studio d’enregistrement landais piloté par Karine Boeklage et ses associés a repris du poil de la bête et attire de nouveau les grands noms…

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Lancé en 1981 par Michel Coustillas, il n’avait pas résisté à la crise du disque. Aujourd’hui ressuscité, il accueille une dizaine d’artistes et de formations chaque année, que ce soit en résidence, pour des sessions d’enregistrement et de répétition ou même pour des tournages.


Le point commun entre Indochine, Ben Howard, Talisco, les Wampas, Kendji Girac, les BB Brunes, Christophe Willem, Trust ou encore le chansonnier d’ici Jean Mouchès ? Facile : depuis 2015, ils sont tous passés par le studio d’enregistrement du Manoir de Léon, ce petit Abbey Road landais situé au cœur d’un parc arboré d’un hectare.

L’histoire a commencé en 1981, quand l’ingénieur du son Michel Coustillas s’est emparé du lieu pour y établir un studio novateur à l’acoustique soignée, qui a connu ses heures de gloire dans les années 1990 et reçu des groupes comme Noir Désir, Zebda, Tryo ou Louise Attaque, ainsi que des artistes comme Alain Souchon, Matthieu Chedid, Zazie et Étienne Daho. Mais la crise du disque est passée par là et la maison a fermé en 2010.


Trois ans plus tard, 4 associés reprennent la main sur le manoir et Karine Boeklage en prend la direction. Des investissements sont réalisés dans du matériel et dans l’informatique. Le studio rouvre après encore deux ans. Hébergement dans un cadre bucolique, service de restauration plébiscité, piscine, billard et distractions en tout genre : outre quelques remaniements, tout y demeure pensé pour le confort d’artistes désireux de rester dans leur bulle et de profiter d’un certain isolement, avec la possibilité de travailler à toute heure du jour… et de la nuit.


Un écrin idéal pour les artistes…

Avec ses 3 cabines et son immense « music room » de 100 m2 (5 mètres sous plafond), ce studio à l’acoustique inégalée, quoique éloigné de Paris, serait l’un des rares en France à pouvoir accueillir des formations d’une demi-douzaine de musiciens et plus en vue d’enregistrements, à l’image du collectif pop Catastrophe dernièrement. Difficile d’ailleurs de trouver des structures équivalentes dans un tel écrin de verdure, à quelques minutes de l’océan. Voilà sans doute aussi pourquoi les artistes s’y pressent de nouveau…

Entre moyens modernes et systèmes analogiques d’antan, l’outil de travail mêle un matériel de pointe à un appareillage « vintage » toujours très apprécié des créateurs et comprenant (entre autres) un beau piano à queue, quelques bons vieux racks d’effets ayant fait leurs preuves (réverbération, chambre d’écho, etc.) et une jolie collection de micros (dont le quasi-légendaire Neumann U67).


Depuis sa reprise, ce studio de caractère recevrait une dizaine d’artistes et de formations chaque année. Et ce dans tous les styles, du rap à la pop en passant par les rythmes des îles et la chanson. Il fêtait ses 5 années d’exploitation en octobre dernier. Sa seconde vie continue donc, et en même temps la troisième d’un manoir typique datant de la fin du XVIIIe siècle et contribuant largement à l’atmosphère originale des lieux.

On notera pour finir que l’endroit peut aussi se réserver pour des séminaires d’entreprise ou des événements, un bon moyen pour la structure de diversifier ses revenus et de pérenniser son modèle. En attendant l’arrivée de nouvelles vedettes en quête d’inspiration…

Plus d’informations sur lemanoirdeleon.fr

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