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L’information en Béarn du 07/07/2019
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Homo Territorius - Marie-France Cazalère, au sommet des problématiques agricoles et rurales

Brillante haut fonctionnaire, elle a été conseillère Agriculture à l’Elysée. Restée fidèle à ses racines, la Béarnaise a rejoint PresseLib’. Elle est aussi une femme de cœur…

Depuis son enfance du côté du chemin du Loup à Pau, cette Béarnaise passionnée et opiniâtre a franchi tous les échelons jusqu’à une mission majeure à l’Elysée. Un bel exemple qui montre que tout peut s’ouvrir à force de volonté et de ténacité.


Un bel exemple aussi côté cœur, puisque – en parallèle – Marie-France Cazalère a su libérer du temps pour se battre aux côtés des personnes atteintes par la maladie de Charcot. Elle est ensuite entrée dans une nouvelle vie, devenant une coach hors normes pour accompagner les changements.

L’une des fiertés de Marie-France Cazalère est de voir sa famille figurer dans l’état-civil de Lasseube depuis le 17e siècle, comme « laboureur ». Des racines qui ont sans aucun doute marqué son parcours exceptionnel. Malgré un emploi du temps surchargé, elle y revenait régulièrement, pour passer un moment avec son cousin agriculteur, histoire de rester au contact du quotidien du monde rural et agricole.

Après une scolarité à Pau, de la maternelle à l’école Lapuyade jusqu’au lycée Louis-Barthou, en passant par le collège Marguerite de Navarre, elle a poursuivi ses études à Toulouse, « j’y ai intégré l’Ecole nationale supérieure agronomique (ENSAT) pour obtenir mon diplôme d’ingénieur agronome. A la fin de mes études supérieures, mon choix c’est porté sur la fonction publique ».


Marie-France Cazalère a commencé sa carrière au ministère de l’Agriculture sur les dossiers de la PAC (Politique agricole commune). « Dès le début des années 1980, j’ai participé aux négociations internationales à la Direction des questions économiques et européennes. Pour faire bref : de 1993 à 1998, j’ai travaillé au Secrétariat général des Affaires européennes auprès du premier ministre pour assurer la coordination interministérielle sur les questions européennes portant sur l’agriculture, l’alimentation et la pêche ; j’ai ensuite été sous directrice des cultures et des produits végétaux (viticulture, fruits et légumes, céréales, sucre, semences…) au ministère de l’Agriculture ; puis pendant 3 ans, j’ai dirigé l’Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l’aquaculture (Ofimer) ; avant de prendre la responsabilité de l’organisme de certification des semences ».


En mai 2016, elle est devenue conseillère Agriculture, Développement rural et Pêche à la présidence de la République. « Mon rôle ? D’abord, recevoir les responsables professionnels, soit à l’Elysée, soit sur le terrain lors des déplacements présidentiels. Je participais aux réunions interministérielles sur les questions agricoles à Matignon et je travaillais en concertation étroite avec des conseillers du président et du premier ministre : ainsi les éclairages, les avis, les recommandations qui étaient portés à la connaissance du Président étaient issus d’une réflexion collective. Le monde agricole est face à une période de mutation profonde, ce qui donnait une dimension supplémentaire à cette fonction ».

En quittant l’Elysée, Marie-France Cazalère a fait le choix de réintégrer son Administration d’origine pour accompagner les cadres du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, et des administrations territoriales, notamment pour faire face aux changements en cours ou annoncés, suite aux réformes de l’Etat. « Je suis devenue coach, c’était passionnant ».


Au plus fort de son parcours professionnel, la Béarnaise a su prendre le temps de s’occuper des personnes atteintes par la maladie de Charcot. « J’ai effectivement consacré beaucoup de temps à l’Association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (ARSLA). Depuis la création de l’association, plus de 7 millions d’euros ont ainsi été versés à la recherche sur la maladie de Charcot pour développer 325 projets de recherche clinique ou fondamentale ; 25.000 patients et leurs proches ont bénéficié du soutien de l’association ».

Toujours mobilisée sur de nombreux projets, Marie-France Cazalère se réjouit cependant d’avoir un tout petit plus de temps pour revenir en Béarn.


PresseLib' Homo TerritoriusMarie-France Cazalère, qui partage pleinement les valeurs de PresseLib’ et se sent même tout à fait “Aficionada”, a décidé d’apporter son soutien à la démarche.

 


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