C’est un véritable coup de tonnerre politique dans le Gers : Philippe Martin, à la tête du Conseil départemental depuis 1998, a rendu publique sa décision de démissionner lors d’une conférence de presse.
L’ancien ministre PS de l’Écologie de François Hollande (entre juillet 2013 et avril 2014), ex-député du Gers, déclare sa tristesse de "devoir quitter cette présidence dans des circonstances particulières qui laissent un goût amer, et sur lesquelles je ne souhaite pas revenir" tout en exprimant également sa fierté "en regardant les projets que j’ai pu engager pendant toutes ces années et dont je sais qu’ils seront profitables au Gers après moi".
Il détaillera ceux qui ont été réalisés, et ceux qui restent à réaliser, comme le chantier de la RN 124, l’installation de la fibre pour les Gersois, la lutte contre la désertification médicale, la mise en place du budget participatif, l’engagement de la collectivité à financer le ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, etc., jusqu’à son « ultime fierté » : le passage de la flamme olympique dans le Gers en 2024.
Les faits pour lesquels il a été condamné à deux ans de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, concernent la rémunération de son ex-femme à un emploi fictif d’assistante parlementaire, entre 2002 et 2013.

Une démission qu’il avait adressée à la première vice-présidente, Céline Salles, le jour même de son audience le 4 janvier.
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