Cette nouvelle étape repose sur l’engagement des collectivités autour du Syndicat mixte Pyrénia (gestionnaire de l’aéroport), pour couvrir un budget de 4,5 millions d’euros par an. La part du financement assurée par la Région Occitanie sera de 35% (contre 51% jusqu’à présent), au même niveau que le Département (35%, contre 24%)) et au-dessus de celle de l’Agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées (30%).
Pour ces collectivités territoriales, l’investissement local, couvrant la totalité du budget, se justifie par la nécessité de désenclaver la Bigorre mais aussi par les retombées directes et indirectes. L’activité générée par l’aéroport est estimée à 116 millions d’euros de PIB. Michel Pélieu, président du Département, considère que « 1 euro investi, c’est 38 euros dans l’économie locale ».
Les autorités bigourdanes ont donc décidé de faire confiance au groupe espagnol Volotea pour continuer à exploiter efficacement cette ligne avec Paris-Orly. D’autant plus qu’elle s’inscrit dans une stratégie plus générale, confirmée par l’implantation ici, d’une de ses bases françaises, avec un avion et plus d’une trentaine d’emplois locaux.
Grâce à l’arrivée de Volotea en 2022, l’aéroport de Tarbes-Lourdes s’est développé de manière spectaculaire, doublant le trafic : de 300.000 à 600.000 passagers par an. La compagnie a clairement affiché sa volonté de poursuivre ses investissements en Bigorre, assurant déjà 6 lignes en plus de celle avec Paris-Orly : Lisbonne, Rome, Naples, Palerme, Catane et Strasbourg. D’autres projets importants sont à l’étude.
Plus largement, Volotea a plusieurs fois confirmé son profond engagement dans la durée en France, qui représente un marché clé, où la compagnie réalise une part importante de son activité.
Une meilleure coordination avec Pau ?
Il faut rappeler que les deux plateformes, béarnais et bigourdane, vont bénéficier de la même obligation de service public (OSP), du 1er juin 2026 au 31 mai 2030. Les candidats pouvaient postuler pour une liaison ou les deux. Le cahier des charges du marché public impose d’assurer une capacité minimale de 120.000 sièges sur l’année, sur chaque ligne.
En Béarn, le choix de l’opérateur doit être annoncé après les élections municipales, fin mars. C’est Amelia qui devrait relever le défi. Depuis février dernier, cette petite compagnie assure la liaison avec Orly, après que Transavia (filiale d’Air France) ait jeté l’éponge fin 2024. L'aéroport de Pau Pyrénées veut profiter de cette OSP pour se relancer et retrouver un trafic majeur sur cette destination stratégique.
Cette OSP commune a pour vocation de coordonner efficacement le développement des deux liaisons avec Orly, depuis Pau-Uzein et Tarbes-Ossun-Lourdes. L’enjeu est important pour le Béarn comme pour la Bigorre, tant au niveau du tourisme, de la mobilité des habitants que des entreprises et de l’activité économique.
Un Campus aéro-industriel en pleine croissance
Située sur les communes d’Ossun, Juillan et d’Azereix, entre Tarbes et Lourdes, Pyrénia regroupe l’aéroport et une zone d’activité industrielle, spécialisée notamment dans la construction d’avions, la maintenance, le rétrofit ainsi que le démantèlement.
Pyrénia est donc devenu un pôle d’excellence aéronautique qui a pour mission d’aménager et développer la zone aéroportuaire autour de la commercialisation de foncier d’entreprises et l’accompagnement de porteurs de projets industriels.
Ils comptent trois groupes leaders : Tarmac Aerosave, en pointe dans la déconstruction, le stockage et la maintenance d’avions ; Daher, leader européen des constructeurs d’avions légers de tourisme et d’affaires, sous-traitant de rang 1 dans le domaine des aérostructures pour Airbus, Dassault et Eirocopter ; et Assistance Aéronautique Aérospatiale, pour la fabrication de sous-ensembles en composite et en métal/composite, l’assistance technique pour le démontage et le stockage d’avions et pour la réalisation de différents chantiers avions.
Informations sur le site internet de Pyrénia






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