INDEX

Le BUT, un nouveau tremplin pour les jeunes

Le 26 Fév. 2021

Huit IUT de la région proposent un nouveau cursus pour ouvrir de nouvelles portes : le bachelor universitaire de technologie généralise l’apprentissage…

Dans le cadre de Parcoursup, les jeunes ont jusqu’au 11 mars pour choisir leur future formation. En France, ils sont près d’un million à être concernés.


Les 111 Instituts universitaires de technologie (IUT) de France ont décidé de transformer leur offre de formation et de renforcer la professionnalisation, dès la rentrée prochaine 2021.

Les IUT de Bayonne, Bordeaux, Bordeaux 3 Michel de Montaigne, Pays de l’Adour, Angoulême, La Rochelle, Limousin et Poitiers-Châtellerault-Niort se lancent ainsi dans ce parcours innovant qui modifie en profondeur l’enseignement, en substituant à une logique de connaissance une logique de compétence.


Le bachelor universitaire de technologie remplacera ainsi le DUT (Bac+2) et devient le diplôme de référence des IUT. Cette formation sélective, mieux adaptée aux besoins des étudiants et à la réalité du monde du travail, est accessible aussi bien aux jeunes ayant décroché des bacs généraux ou technologiques ; son faible coût (moins de 200 euros par an, comme l’université) veut permettre d’agir comme un ascenseur social.

« Nous avons repensé nos formations, pour mettre davantage l’accent sur les compétences acquises par les élèves et leur mise en application. Nous privilégions ainsi l’enseignement pratique plutôt que théorique », explique Laurent Milland, le directeur de l’IUT de Poitiers-Châtellerault-Niort.


Unique bachelor universitaire en France, le BUT est une formation à Bac +3 professionnalisante et sélective qui permet aux IUT d’entrer de plain-pied dans le LMD (licences-masters-doctorats), ce qui facilitera les échanges universitaires. « 90% de nos élèves en DUT poursuivent au moins un an après leur diplôme. Jusqu’à présent, ils devaient donc passer de nouvelles épreuves de sélection. Avec cette formation à BAC+3, nous répondons donc à un besoin », souligne Laurent Milland.

Pour évaluer cette mise en situation professionnelle, les stages déjà présents dans les DUT sont conservés et complétés par 600 heures de projet professionnels tutorés. « Le volume horaire des cours magistraux va baisser et nous ferons davantage appel à des professionnels dans nos formations », ajoute-t-il.


Un tronc commun avec des spécialités…

Notons que chaque étudiant pourra construire son parcours de formation « à la carte » : la première année, les étudiants auront un tronc commun. Le choix de spécialités se fera à partir de la deuxième année, à mesure que les compétences communes se réduisent, c’est une expérimentation inédite pour les universités françaises. « À travers ce nouveau cursus, nous souhaitons généraliser l’apprentissage dans l’enseignement supérieur. Ainsi, les étudiants auront la possibilité de recourir à l’apprentissage dès la première année dans certains IUT », précise Laurent Milland.


En transmettant des compétences professionnelles recherchées, le BUT renforcera fortement l’employabilité des jeunes diplômés puisqu’ils seront immédiatement opérationnels en entreprise.

Chaque IUT pourra adapter jusqu’à 1/3 du nombre d’heures d’enseignement aux réalités économiques et sociales régionales. Au total, 22 spécialités seront proposées dans le cadre du BUT : chimie, carrières juridiques, carrières sociales, techniques de commercialisation, génie biologique, métiers du multimédia et de l’Internet, science et génie des matériaux, statistique et informatique décisionnelle…


Après obtention de leur diplôme BUT, la moitié des étudiants continuera vraisemblablement jusqu’à un Bac+5. Les autres pourront directement entrer dans la vie active, avec un objectif minimal de 50% d’insertion l’année suivant l’obtention du diplôme.

Pour en savoir plus, cliquez ici

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *